Citations : “Il y a un enjeu majeur à ce que les règles d’équité, de transparence et de pluralisme qui régulent l’accès à l’information s’appliquent aussi aux réseaux sociaux”
Derrière les discours alarmistes sur une prétendue “censure européenne” se joue en réalité une bataille politique et économique d’ampleur. En attaquant le DSA et la modération des réseaux sociaux, l’administration Trump, les géants de la tech et leurs relais européens cherchent à délégitimer toute régulation du numérique et à préserver des espaces devenus centraux pour l’influence politique.
Pour l’eurodéputé écologiste David Cormand, cet affrontement révèle surtout un enjeu démocratique majeur : qui fixe les règles du débat public à l’ère des plateformes, et au profit de quels intérêts ?
“On a mis beaucoup de temps à réglementer le temps de parole dans les médias classiques, de veiller à une forme d’équité entre les candidats à la télévision, à la radio, même si c’est loin d’être parfait, analyse l’eurodéputé David Cormand. Là, on est sur un secteur qui aujourd’hui assure de plus en plus l’exposition, y compris des médias traditionnels, dont la visibilité des contenus dépend aussi de leur présence sur les réseaux sociaux. Donc il y a un enjeu majeur à ce que les règles d’équité, de transparence et de pluralisme qui régulent l’accès à l’information s’appliquent aussi, qui n’est pas le cas aujourd’hui.”
“Lors de la dernière mandature, l’UE a essayé de faire un "tech deal", un paquet de textes réglementaires sur le numérique. Ces textes s’appuyant eux mêmes en partie sur des standards européens spécifiques comme le RGPD pour la protection des données.”
Le reste de l’article est à retrouver sur l’Observatoire des multinationales.