Citations : “En 2017, on nous présentait Emmanuel Macron comme le petit prince de l’Europe, dix ans plus tard ça ne saute pas aux yeux”
Ce vendredi 9 janvier 2026, le vote des 27 en faveur de l’accord UE-Mercosur, malgré l’opposition française, a mis en lumière l’échec de Paris à construire une minorité de blocage, et a relancé les interrogations sur son poids politique en Europe.
Dans la dernière ligne droite, certains États ont pourtant su tirer profit de leur position pivot :
“On savait déjà que Giorgia Meloni allait finir par soutenir cet accord. Elle a suivi la France pour retarder la signature et grappiller quelques trucs en plus.”
Si David Cormand reconnaît l’existence d’atouts français sur certains dossiers, il relativise la portée du leadership présidentiel :
“En vérité, Emmanuel Macron profite surtout d’une situation acquise. Depuis le départ du Royaume-Uni, la France est le seul pays européen doté de la dissuasion nucléaire, avec une capacité de projection de troupes sur des théâtres extérieurs.”
Plus largement, il estime que l’aura française s’est émoussée à Bruxelles :
“En 2017, on nous présentait Emmanuel Macron comme le petit prince de l’Europe, dix ans plus tard ça ne saute pas aux yeux.”
Il pointe aussi les rapports de force internes aux institutions européennes, notamment après le départ de Thierry Breton de la Commission :
“Elle voulait sa tête et elle l’a finalement obtenue. Son remplaçant, Stéphane Séjourné, a hérité d’un portefeuille moins gros que celui de son prédécesseur.”
Autant d’éléments qui, selon l’eurodéputé écologiste, montrent que l’influence française ne se joue pas seulement dans les capitales européennes, mais aussi face à une Commission dont le pouvoir politique s’est considérablement renforcé ces dernières années.
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